mardi 4 décembre 2007

Ségou

Avec près de 100 000 habitants Ségou ressemble à un gros village. Ville d’histoire. Elle a abrité les Bozos, les Sorinkés et elle fut la gloire de l’empire bambara fin du XVIII°s. (Laissez vous entraîner au cœur de l’Afrique noir par le fabuleux roman de Maryse Condé : Ségou. Vous en saurez plus sur ce peuple)
C’est un vrai bonheur de se promener dans les rues. Plus calme qu’à Bamako, ombragé par les balanzins.
La route longeant le fleuve Niger nous apaise, on se sent bien. Nous décidons de faire un excursion en pirogue (à moteur) pour aller visiter un petit village à 15km de Ségou : Farakolé. Après 2h de navigation nous accostons sur une petite plage ou les femmes lavent le linge.

Village typique sans électricité, sans l’eau courante. Les femmes pratiquent l’art du bogolan : principe de teindre un tissus avec un teinture naturel issus des feuilles de … Ou de la poterie.

Nous assistons au travail d’Ali Mata en train de décorer ses poteries. Nous sympathisons malgré la barrière de la langue : elle ne parle pas français mais bambara et nous ne sommes pas encore expert dans cette langue ! Elle est très connue dans le monde de la poterie, elle est déjà aller en France plusieurs fois pour des expositions. Nous prenons quelques photos, nous échangeons nos adresses et nous ramenons en souvenir un bol en argile chacun, c’est tout ce que nous pouvons transporter ! Je me demande quel sentiment doit éprouver cette femme. Nous payons une taxe pour entrer dans le village et la regarder travailler. Un peu comme dans un zoo. C’est un peu dérangeant. En même temps ça leur permet de mieux vivre. Elle doit être fier que des étrangers viennent admirer son travail. Authentique village, pas encore souillé par le monde moderne. Rencontre enrichissante, je vous conseille d’aller la voir si vous passez par là.

Notre week-end se poursuit en tant que touriste puis nous rentrons sur Bamako en laissant Matthieu avec un guide fort sympathique. Il part à Mopti puis il va visiter le pays Dogon (origine d’Amassagou) et reviendra vendredi en passant par Djenné. Le retour en bus s’effectue un peu dans la cohut, les bus sont surchargés et il y a même des personnes au milieu de la rangée, assis sur des bidons. Il y a des jeunes enfants parmi nous, ils ne font jamais de bruit, ne demandent pas à manger ou à boire quand les vendeurs passent. Ils me fascinent par leur calme et leur docilité.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Matthieu avec un guide fort sympathique? Est ce que ca a quelque chose à voir avec ton mail sur aminches? c quoi cette histoire avec manu chao? on nous cacherait quelquechose sur ce blog?
Par ailleurs, super le blog, j'espere que vous garderez le reste de vos pc jusqu'au bout!

Anonyme a dit…

les qqs photos de vous parmis les
couleurs "locals" nous fait un reel bien . on en redemmande