nous revoila de retour de notre mission humanitaire en pays dogon ôu nous avons vecu 2 semaines extraordinaires. J' avous qu' il s est passé tellement de choses durant ses 15 jours que je vai tous simplement raconter chronologiquement notre aventure. Tout a commencé le samedi matin a 5H30 quand nous avons rejoint les étudiants ainssi que le reste de l' equipe ( en tous 27 personnes!) dans une villa en peripheire de Bamako.Nous avons quand meme reussi l explois de prendre le plut petit taxi( une 205 toute moisi) de bamako alors que nous etions 4 ( Celine, marguerite ,une infermiere en ophtalmologie, Issa etudiant ophtalmo et moi) avec tous un enorme sac , et pour finir le taximan ne connaissait pas la route...nous sommes quand meme arrivé a bon temps avec moin de 10 minutes de retard. Les premieres improvisations ont commencer: Amassagou m' annonce que la veille au soir il a decidé de prendre sa voiture pour le transport et qu' il souhaiterai que je prenne le volant une partis du trajet. N' ayant jamais conduis au Mali, j' ai eu une petite angoisse melangée tout de même avec l exitation de jouer un rôle actif dans le transport. Le convoit se composait de 2 mercedes, un 4\4 chargé a bloc et un mini bus pouvant contenir 15 personnes. Nous decolons donc vers 8H30, le temps de charger les bagages et les passagés, chose qui a été plus compliquée que prevu etant donné le manque d' espace dans
les vehicules( au final ,16 personnes sont rentrés dans le bus avec un peu de materiel, 5 dans la mercedes de pierre, 2 dans le 4\4 et 3 dans la voiture d' Amassagou.). Et c' est partit pour 15 heures de routes avec quelques arrêts pour manger, verifier que les bagages tenaient le coup, faire le plein...nous sommes au final arrivée sans enconbre vers 23H, tous un peu fatigués surtout les étudiants qui avaient enchainés 7H de vol, une nuits de 2 heures de sommeil et le trajet dans des conditions assez difficiles. Donc beaucoup de courage de leurs part, le decallage entre la france et le mali etant déja important, la transition a dur etre compliquée.
dimanche 9 mars 2008
la parenthèse enchantée
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le duc
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Mission Koro : préparatifs

Voici le trajet parcourue pour se rendre à Koro, en rouge dans le pays Dogon nous avons testé deux trajets différents. 
Notre ancienne école a organisé son 2° voyage humanitaire au mali, du dimanche 24 février au Samedi 8 mars. Cette année la mission sera réalisée à Koro (village natal d'Amassagou dans le pays Dogon) L'objectif de la mission est de faire du dépistage visuel sur les enfants scolarisés de la région de Koro et d'offrir des lunettes à ceux qui en ont besoin. L'équipe est composée de 16 personnes de l'ICO (13 filles et 3 garçons), 5 personnes de l'IOTA ( Dr Issa, CES en 4° année, Marguerite, ISO en 2° année, Amassagou, Maxime et moi). Il y avait également le président du Cap de Koro : Oumar, le directeur de publication et de rédaction de la fondation pour l'enfance : Amadou Ombotimbé, le chargé du compte rendu : Brahima Doumbia, le chauffeur de bus : Moussa Diallo et l'assistant médicale de l'hôpital de Mopti : Seydou Koné.
Cette action était appuyer par la Fondation pour l'Enfance et par le CAP de Koro. La fondation pour l'enfance devait nous prêter 2 mini bus de 16 places, un 4X4 et prendre en charge le transport ainsi que le logement et la nourriture à Koro. Le début des "imprévues" a commencé le jeudi avant de partir. Jeudi soir, Amassagou et son cousin Pierre (originaire également de Koro) sont allés voir les deux mini-bus censés nous accompagner durant le voyage. Surprise! Un des deux bus n'a pas les pneumatiques en bon état, ils décident donc de remplacer ce mini-bus par la mercedes de Pierre. Et là... ça commence bien... en rentrant chez lui le soir même... accident... Pierre rentre dans un Sotrama... sa voiture est chez le garagiste!!! Mais tout va bien!!! Un peu de stress durant le week end, finalement elle sera bien réparée le dimanche midi, ouf!!!
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Céline
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samedi 8 mars 2008
Journée de la femme
Le 8 Mars, comme chaque année nous fêtons la journée internationale de la Femme. Alors qu'en France nous l'oublions assez facilement, au Mali, c'est une fête très importante. Cette commémoration vise essentiellement à rendre hommage aux Femmes Maliennes pour le rôle qu'elles jouent dans le processus de développement socio-économique et culturel du pays, à sensibiliser l'opinion nationale et internationale sur la situation des Femmes au Mali et à concrétiser des engagements. Des manifestations diverses s'organisent dans tout le pays. La Coopération de Textile du Mali (COMATEX) a imprimé des pagnes pour l'occasion, la plupart des hommes et des femmes étaient parés de ce pagne qui se déclinait en plusieurs colories (bleu, vert, mauve, brun) Pour notre première soirée à l'Ibiza (on vous racontera plus tard) un concert
était donné pour l'occasion, le président a également fait un discourt samedi matin. Et les portes paroles des nombreuses associations féministe ont pût s'exprimer. Cette année, le thème retenue pour commémorer le 8 mars est : "Le financement pour l'égalité des genres et le renforcement du pouvoir des femmes" Et cela pour mobiliser toutes les Femmes du Mali autour des enjeux de leur participation à la vie, économique, politique, social et culturelle. Le travail des femmes en Afrique est sous estimé et sous évalué, alors qu'il est déterminant et permet d'entretenir et de reproduire la force de travail. Le combat des femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie est légitime, tout comme leur désir d’éradiquer certains maux comme l’excision, le viol, le harcèlement sexuel. Il y a également des maux extrêmement graves qui minent l'Afrique, mais dont les braves combattantes parlent peu. Il s’agit de la débauche et de la prostitution.
J'encourage toutes ces Femmes courageuses à continuer leur combat. J'ai pu constater qu'être Femme en Afrique ce n'est vraiment pas facile. En effet dans certaines famille, elles doivent rester à la maison pour élever les enfants, la maison doit être bien entretenue, et le repas doit être bon et prêt quand le mari rentre à la maison. Elle ne sort jamais le soir sans son mari et quand ils sortent ensemble ça reste rare, le plus souvent en famille. Ces journées se ressemblent : marché, cuisine, ménage, enfants... De plus la plupart sont excisées (j'en reparlerai dans un autre article) Ici je me rend compte de la chance que j'ai eut d'être née en France dans un pays où la société accorde autant de liberté aux Femmes qu'aux Hommes. La chance d'être libre de mes faits et gestes.
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samedi 23 février 2008
week end musical
Ce week end, les amis de mes parents, qui avaient passés une semaine de plus dans ce beau pays, sont arrivés sur Bamako pour finir leur sejour. J' ai donc décidé de leurs faire découvrir l ' ambiance des soirées maliennes. Le vendredi soir, nous sommes allé au restaurant le San toro ( 3 fois en deux semaines, ca devient un peu notre nouvelle cantine!) afin de déguster des plats typiquement maliens puis nous nous sommes dirigés vers le Hogon, un bar ou le maestro Toumani Diabaté se produit régulierement ( mais ca, je vous en ait deja parlé il y a 2 semaines). Arrivé a 22H nous découvrons une salle a moitié remplis et une scene complètement vide, étrange sachant que les videurs nous ont assuré de la venu du grand maitre... Aprés 2 heures d' attente, les musiciens arrivent enfin et commencent à installer le materiel, ca ressemble a cet fameuse désorganisation a laquel nous sommes desormais habitué. Aprés 30 minutes d' attente, les musiciens demarent, une musique trés rythmée,trés danssante et trés rapidement la piste de danse se remplis de Toubab( qui essaye désesperement de danser en rythme, a coté de Malien qui les rendent ridicules) mais toujours pas la moindre trace de Toumani. On nous explique qu' il a un peut de retard en raison d' une soiré officiel au palais presidentiel pour la venu du president Autrichien, si je le croise celui là! On commence donc a ce dire qu' il ne viendra jamais ou alors bien trop tard pour qu ' on ait la patience d' attendre. Vers 2 heure 30 ,la musique s arrète et sans la moindre annonce celui que l' on attendai plus prend place sur scene et la musique redemmare dans un style toujours aussi rythmé. Malheureusement la trop longue attente ayant eu raison de nous, aprés 2 Morceaux nous décidons de rentrer nous coucher (Il etait deja 3h du mat, on a plus 20 ans!).
Le lan demain, nous optons pour une soirée au Centre culturel francais ou ce produit le trio touwabouké, un jeune saxophoniste de jazz allemand qui a eu un coup de coeur pour la musique traditionnelle malienne et a donc voulu melangé son style avec celui ci.
Le concert avait lieu d en exterieur dans une cour située dèrrière le CCF . En arrivant nous constatons qu' il y a enormement de monde mais nous reusissons a trouver des places trés bien placé ( a quelques metres des artistes). La musique a démaré( cet fois ci a l' heure...) et là, ce fut un voyage vers des sonnorités trés mélodieuses, un vrai regal pour les oreilles et les yeux puisque des danseurs accompagnaient les musiciens en exécutant des pas de danse qui semblaient raconter une histoire ( dont nous n ' avions pas la traduction malheureusement). De plus, nous avons pus découvrir tout un tat d' instruments que nous ne connaissions pas comme la flute peul, instrument issut des bambaras de guiné, ou encore des variantes de la fameuse Kora dont une notamment qui etait munie d' une excroissance métalique, pour donner un son trés particulier au final. Le concert était composé de 2 parties, la première étant plus traditionnelle, le jazzman a eu parfois quelques dificultés à rentrer dans le rythme mais avec un resultat au final trés agreable a l' ecoute. La deuxieme, celle qui m' a le plus scotché, laissait place a de belles partis d' improvisations aussi bien à la clarinette qu' à la Kora, cette dernière ayant parfois des sonorités proches de la harpe, parfois plus électrique avec des effets wawa particierement bien maitrisés. De plus le musicien avait un sourir permanent sur le visage,vivant sa musique a fond, réagissant a chaque note qu' il éffectuait comme si il etait surpris par le son qu' elle produisait, un pure moment de plaisir, probablement ce que j ' ai ecouté de mieux ici. Le mariage de jazz et de musique traditionnelle n' étant pas a la base évident, le resultat est d' autant plus remarquable. Encore une fois j' ai vecu un réel instant de bonheur et je ne pense pas avoir été le seul a partager cet sentation. Le concert s' est terminé par la venue improvisée de différents artistes sur scene (un percutionniste, des chanteurs...), histoire de terminer cet rencontre musicale en beauté. Le partage étant ici trés encré dans les moeurs, nous avont pus vivre une soiré tout a fait dans cet esprit et j' espère revivre ce genre d ' emotion durant les mois a venir.
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Libellés : Bamako, CCF, Sorties Nocturnes, Tourisme
mardi 19 février 2008
blog sympatoche
un blog decouvert par hazard en parcourant le net relatant la vie d' un francais au Mali...ca me rappel quelque chose.
http://alesk.canalblog.com/
Le bougre nous avais mis dans ses liens, je lui rend donc l' appareil. Un blog trés interessant, trés bien écrit et qui rend bien compte de notre quotidient. Regalez vous!
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Libellés : Bamako
lundi 18 février 2008
Vie d'expatriés vs vie de "volontaire"
Pendant notre voyage au Sénégal, nous avons put également comparer le niveau de vie d'expatriés français avec notre niveau de vie à Bamako. Les expats gagnent 5 à 10 fois plus que les Africains pour le même travail; en effet un expatrié est payé par la France avec un salaire français. Du coup il peut payer plus cher le taxi, donner des bons pourboires aux serveurs, laisser les commerçants garder la monnaie, enrichir un peu plus les africains...Ça aide un peu au développement du pays.
Forcément on en profites aussi un peu plus : restos, week end, plongée, balade à cheval... C'est un peu le rêve. Qui n'accepterai pas ces conditions de vie ? Être "riche" dans un pays ou il fait chaud avec la plage à 200 mètres de son appartement, finir sa journée de travail à 14h et avoir une fatou à la maison qui s'occupe du ménage et qui nous prépare des bons plats locaux. La vie rêvée...Mais il faut savoir fermer les yeux sur la misère qui nous entoure, ce n'est pas donné à tout le monde.
Après comparaison je préfère nos conditions de séjour. Il est difficile pour un expat de lier amitié avec les locaux. En effet, on a pas le même niveau de vie, ou alors il faut rencontrer des africains occidentalisés.
Il est impossible pour les expats de vivre comme les locaux, de découvrir véritablement leurs conditions de vie.
Si je voulais partir en Afrique c'était avant tout pour découvrir ce continent, m'imprégner de la culture africaine. Je ne peux pas dire que je me suis "africanisée". En effet notre salaire équivaut quand même à celui d'un ophtalmo qui débute dans le public. Disons que nous avons réussie à découvrir la vie d'une personne bien payée au Mali. C'est pour cela aussi qu'il n'est pas trop difficile de vivre ici pendant 9 mois. Vivre avec le même niveau de vie que la majorité des Maliens aurai été trop difficile. Ne pas avoir l'eau courante ni l'électricité pendant une semaine ou un mois ça va mais plus longtemps ça doit être dur, le fossé avec nos vie européenne est trop profond.
Afin de plonger plus profondément dans cet océan de découverte j'aurai pu apprendre le Bambara, là, je me serai africanisée. Mais j'ai été fainéante, je n'ai pas eu le courage d'apprendre cette langue, peut être un jour si je reviens y vivre plus longtemps, qui sait ?
Nous tissons des liens avec les futurs ophtalmologues de l'Iota, nous garderons contact avec eux c'est sûr. Ils nous apprennent énormément sur leur culture, nous découvrons leur façon de penser, de réagir face aux problème de développement de l'Afrique, leur vision du monde occidentale, c'est intéressant, enrichissant. Même si parfois je trouve le temps long, même si les soirées avec ma famille et mes amis me manquent, les bons restaurants, le ski, la douche chaude... Je pourrai énumérer encore plein de choses auxquelles je pense parfois et qui me manquent un peu. Mais je découvre tellement de choses ici; le quotidien change, ce n'est plus le petit train-train quotidien.
C'était un article très personnel, sur les impressions de notre séjour, chaque personne vit ces expériences différemment. J'espère que je vous aurai donné envie de découvrir la vie en dehors de la France. D'autre pays peuvent être tout aussi enrichissant, comme l'Amérique du sud, l'Asie... A vous de vous lancer, ça vaut le coup!
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Mali vs Sénégal
Nous sommes rentrés du Sénégal il y a déjà 3 semaines, nous avons raconté en détail notre voyage mais toujours pas nos impressions. Allons y :
Nous avons remarqué une différence entre Bamako et Dakar dès le transport en avion. Lorsque l'on survole Bamako, peu d'immeubles se dessinent sous nos yeux, le relief urbain est monotone et plat. Alors qu'à Dakar, les immeubles poussent comme des champignons (enfin plutôt comme des pastèques ici) on ne saurait les dénombrer. C'est la "côte d'azur africaine" comme disait Maxime.
A la sortie de l'aéroport nous avons été très sollicité par les taxi-mans, bon à Bamako c'est pareil nous en avons pris l'habitude, bien sûr ils nous donnaient des tarifs exubérants (3 000Fcfa au lieu de 500 Fcfa). Sauf que là, ils nous ont presque agressé car nous ne voulions pas payer cette sommes! Les taxi-mans sont un peu plus hargneux!
Le Sénégal est beaucoup, énormément , plus occidentalisé que le Mali. D'abord il existe différentes enseignes française comme la société générale, le crédit agricole et autres. Puis il y a aussi des fast-food ou l'on peut commander des pizzas, des paninis aux 3 fromages (avec du roquefort!) en effet à Bamako je n'ai jamais vue de panini, ça parait peut être con mais le midi c'est bien pratique comme sandwich, ça change un peu des sandwichs shawarma, aux foie, à la cervelle,ou à la langue de bœuf . A Bamako, on ne trouve que ça. Puis du roquefort... du vrai fromage...hummm...l'extase....Ça change de la vache qui rit, le seul "fromage" que mange les Maliens (peut on seulement appeler ça un "fromage"?)
Dans les villes et villages que nous avons traversé les égouts sont couverts, alors qu'à Bamako ils sont à ciel ouvert, il y a donc moins d'odeur nauséabondes, moins de rats et autres espèces vivant dans les égouts. Bon on peut quand même voire des animaux mort sur le trottoir (chèvre ou chat) ça ne change pas de Bamako. Rassurez vous ça reste rare!
Toutes les jeunes filles Sénégalaises sont habillées en pantalon, à l'occidentale; bon on voit rarement des jupes courtes ou des shorts, c'est sûr, ça reste quand même un pays musulmans. Les femmes ne s'habillent en boubous qu'une fois mariée, et encore elles ne le font pas toutes. J'ai essayer de faire une estimation en consultations sur les femmes habillées à l'occidentale. Je dois en voir une ou deux au grand maximum par semaine, sachant que j'ai une trentaine de patients par jours (hommes-femmes confondus) le pourcentage n'est pas élevé! D'un côté c'est très agréable de voir ses femmes en boubous, tous différents, colorés, brodés...J'aperçois un arc en ciel chaque matin en consultations! Et quand j'ai la chance de réfracté un Imam, j'observe un œuvre d'art tant les broderies sont si précises et minutieuses, il y en a partout! Il faut savoir qu'un Imam peut payer plus de 600€ son boubou, et parfois le tailleurs met 6 mois à le confectionner, tout à la main! Les boubous des Imams son blanc avec des broderies, ceux des femmes sont de couleurs vives. Les hommes le portent surtout les jours de culte (le vendredi pour les musulmans et le dimanche pour les quelques christianistes)
Lorsque l'on sort de Bamako, les seuls embouteillages que l'on peut rencontrer se situent vers le pont car il n'y a que deux ponts officiels pour traverser le Niger (il en existe un 3° mais il n'a qu'une seule voie et ce n'est pas un sens unique!!!). A Dakar, le centre ville et les artères pour sortir de la ville sont souvent bouchées. Pas cool!
Lorsque l'on s'éloigne de Bamako, juste à 10km, il n'y a plus rien, une route toute droite pendant des centaines de kilomètres; quelques villages souvent sans électricité. Les maisons sont en bancos (argile + fumier d'âne). Autour de Dakar, les villages ont l'électricité (peut être pas tous mais beaucoup) les maisons sont en béton ou parpaing, à l'occidentale.
Dans l'ensemble, on peut dire que le Sénégal est beaucoup plus riche que le Mali, la différence est impressionnante. Un peu comme L'Europe de l'est et L'Europe de l'ouest, en kilomètre la distance qui sépare les deux extrémité du continent européen est peut être plus importante que celle séparant Bamako-Dakar ( 2000km séparent Paris de Kiev alors que Bamako-Dakar = 1 230 km) mais en temps de parcours, ce n'est pas la même chose : par exemple en train Bamako-Dakar= 36 à 48H, si tout va bien!!!
Voilà donc mes impressions sur les choses qui séparent ces deux pays.
Je me suis quand même plus attachée au Mali, le dépaysement est plus important, et j'y ai découvert ce que je recherchais, le bonheur d'une vie non matérialiste.
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vendredi 15 février 2008
mes parents a Bamako!
Le week end dernier, mes parents sont arrivés a bamako pour un sejour touristique dans le pays dogon et bien sur pour voir les conditions de vie du petit dernier ( moi...). Premiere angoisse a l' aeroport: je les attendais devant l aeroport et là, je remarque a travers la vitrine qu' ils tardent a recuperer leurs babages... le tapis roulant avait deja fait une bonne 20e de tour et j apercoit mon pere ( le calme incarné) entrain de s agacer en ne voyant pas ses bagages arrivés. 30 minutes passes avant la délivrance, enfin ils recuperent leur valises et on embarque avec le chauffeur de l' iota direction L' hotel Azalai situé a 5 minutes de l' Iota. Il faut savoir que se soir là la cote d ivoire venait de perdre contre l ' egypte et les maliens etant majoritairement contre les ivoiriens,ennormement de monde etait descendu dans la rue pour célebrer cet magnifique défaite ( 4-1!) . Le trajet a donc etait annimé, des milliers de personnes dans la rue, des chants un peu partout, la fête quoi!
Arrivé a l' hotel, mauvaise surprise, la réservation que j avais faite par le bié d' un ami d 'Amassagou n ' avait pas été pris en compte et bien sur l' hotel était plein ce soir là en raison de 2 seminaires organisés ce week end ! la galère quoi , bien venu au royaume de la désorganisation!
Plan B en action, je désside de les loger dans ma modeste chambre a l' Iota. Aprés avoir récuperer un matelat de fortune, nous nous couchons bien fatigué aprés tant d éfforts.
Le len demain, parés une nuit difficile sans moustiquaire et une chaleur a la limite du suportable, je decide de les emmener au musé du mali histoire de découvrir la culture locale. Ensuite je leur fait partager un autre aspect de la culture ,la bierre local, la castel pour les intime, histoire de se desalterer dans un petit bar resto a quelques pas du musé, l occasion de leur présenter la faune locale ( quelques rats bien sympathiques et tout une armée de lezards!). Le soir , le village a organisé une sortie dans un bar;le hogon,ou se produit régulierement le grand Toumani diabaté, que je ne vous presente plus ( cf l article sur la chorale au CCf durant les fétes de noël). Manque de bol, ce soir là seul son groupe était présent et bien sur personne ne nous avais prevenu...tampis c etait quand meme assez sympa, des musiciens de grand talents qui pratique l impro a merveille, tous ce que j aime dans la musique!
Le samedi, mes parents insistent pour que je les emmène sur le marché rose malgrés ma reticensse. Il faut savoir que c'est une experience trés pariculière, des milliers de gens,plein de ruelles qui se croisent( un vrai labyrinthe!), des Centaines de commercants qui te harcèlent pour que tu achètes leurs produits, une source d angoisse pour moi et meme si c' est effectivement une chose a voir a Bamako, j avous ne pas etre particulierement fan... Sortit de cet effevescence je les emmene dans un resto traditionnel africain: au menu, fonio( entre la semoule et le riz, pas mauvais du tout) sauce arachide accompagné de pintade. ensuite nous avons poursuivis la visite de Bamako puis nous sommes rentré à l' hotel pour profiter de la piscine et faire un petit tennis en plein soleil, histoire de tester la resistance de mon pere.
Le soir, une fois n' est pas coutume, nous partons manger dans " le plus beau restaurant de Bamako" ( dixite le petit futé) le San toro, cadre agreable, musique de fond traditionnel, repas typique et trés savoureux, un lieu trés calme qui contraste avec les rues trés vivantes de Bamako. Nous avons passé une soirée trés agréble et comme mes parents devais se lever tôt pour partir en pays Dogon, nous décidons de rentrer nous coucher. Ce fut un week end trés intéressant, le fait de pouvoir faire partager notre quotidient a été trés agréable et voir le regard haluciné de mes parents a chaque coin de rue m' a rappeler nos premiers jours ici.
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jeudi 14 février 2008
Festival sur le niger : première partie
Après avoir mangé un bon repas concocté par la femme de Seydou, nous sommes partis à bord d'un 4X4 climatisé pour le Festival sur le Niger se déroulant à Ségou. Évènement unique mettant en valeur toute la ville et sa région. Il nous invite à voyager au cœur des traditions culturelles du Mali. Arrivés à destination nous avons rapidement compris que nous ne pourrions pas assister aux 3 jours de spectacle. En effet le tarif pour les africains était de 6 000 Fcfa alors que pour les étrangers le prix s'élevait à 65 000 Fcfa soit 100€ ( la moitié de notre salaire!!!) Seydou et Amasagou ont tenté de nous avoir des invitations, sans succès. Nous avons donc décidé de ne participer au festival que le samedi. Nous avons passé notre première soirée avec Dollo (le guide de Matthieu dans le pays Dogon avec qui nous avions gardé contact) L'ambiance du festival s'étant répandue dans toute la ville nous avons pu écouter des joueurs de djembé à la terrasse d'un café. Nous sommes allés nous couché pas trop tard afin d'être en forme pour profiter pleinement du festival le samedi. Les hôtels étant tous complet depuis dès semaines, Dollo nous a invité gentillement à loger chez lui. Il habite une chambre modeste (environ 15mcarré) sans électricité ni eau courante. Et oui alors que certains scientifiques passent leur temps à
Samedi matin première "douche" avec l'eau du puits, ça réveille!!! Sensation bizarre, on peut penser que prendre une douche froide avec un seau et une tasse est pénible, c'est étrange mais j'ai pris du plaisir à me laver, ce n'était plus un geste anodin, quotidien, je ne sais pas trop comment expliquer cette sensation. Quand on a rien, on prend beaucoup plus de plaisir pour chaque chose.
Reprenons : Nous sommes partis de bonne heure et de bonne humeur sur le rivage du fleuve Niger. Nous avons assisté à un spectacle traditionnel. La troupe du village de Pélengana nous a présenté ses sogow , masques et grandes marionnettes souvent zoomorphes. Riches de symboles et d'histoires, les sogow représentent des animaux et personnes qui défilent et dansent devant les villageois lors de certaines cérémonies (début de la saison de pluie, fin des récoltes, circoncision...) Manipulé par des hommes dont le corps est entièrement caché à l'intérieur, les sogow sont accompagnés de musiciens, batteurs de tambours et chanteurs qui évoluent autour d'eux. Muni d'une petite clochette, un homme guide les sogow et les aide à se déplacer en leur donnant des indications. Les sogow de Pélengana sont fait d'un castelet de bois recouvert de pailles. Suivant leurs origines ils peuvent également être recouvert d'étoffes. Certains sogow ont la particularité de porter sur leur dos des maanins (petites marionnettes). Les maanins sont faites de bois peint et sont animées par un bâton manipulé de l'intérieur du sogo. Les sogow représentent différents type d'animaux selon leur village d'origine. Chez les pélenganas se sont des animaux terrestres et mythiques ( antilopes, buffles, oiseaux, l'éléphant Sama, l'hyenne Nama...) Les animaux laissent parfois la place à des danseurs masqués. nous avons put voir la mise en scène rigolote d'Yayoroba (la belle femme) et de son mari Jinèkafiri ( le méchant diable ).
Après cette matinée riche en musique et en couleur nous sommes allés déjeuner dans la famille de la femme de Seydou, originaire de ségou. Ils habitent une grande concession ou vivent en harmonie le chef de famille ainsi que 3 de ses fils et leur famille. Ils nous ont accueilli chaleureusement et nous ont invité à partager les repas du samedi midi au dimanche midi. Nous les remercions pour cette généreuse hospitalité.
L'après-midi nous avons assisté à des danses traditionnelles, nous avons vu la troupe "yelen coura percussion". Les danseurs nous ont fait une démonstration spectaculaire.
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mercredi 13 février 2008
Tô au manioc et sauce gombo
Aujourd'hui mon chef cuisto est une Béninoise : Margueritte, une ISO (Infirmière Spécialisée en Ophtalmologie). Elle est actuellement en stage d'un mois en optométrie (et oui, nous avons changé avec Maxime, je suis de retour aux consultations). Et elle adore faire la cuisine...
Le Tô est un plat typiquement Burkinabais, c'est une pâte à base de farine de maïs ou de mil. Margueritte a transformée un peu la recette, nous utilisons de la farine de manioc.
Sauce tomate et poissons
- Du poissons (nous avons pris du maquereau, au Mali nous n'avons pas un choix de poissons exceptionnel )
- 5 Tomates
- 1 poivron vert
- Des gousses d'ail
- 2 oignons
- Cubes Maggi ( la spécialité de l'Afrique de l'ouest)
- Des feuilles de céleries
- Un pouce de gingembre
- Des piments
- Du piment en poudre
- Du poivre et du sel
Mixer l'ail, quelques feuilles de célerie, un oignon, le gingembre, un cube Maggi, sel et poivre.
Badigeonner le poisson (vidé et nettoyé) de cette mixture, conserver le reste.
Mixer les tomates, faire cuire avec un verre d'eau et un peu d'huile, assaisonner à votre convenance. En cours de cuisson, ajouter le reste de la mixture précédente ainsi que le poivron coupé en cube, l'oignon et des feuilles de célerie. Rectifier l'assaisonnement. Couvrir
Ajouter le poisson et laisser mijoter.Pâte de manioc :
Faire bouillir de l'eau, ajouter la farine de manioc en pluie petit à petit jusqu'à consistance d'une bouillie épaisse. Bien remuer pour ne pas faire de grumeaux, laisser mijoter 1/2h et rajouter de la farine de manioc pour que ce soit bien consistant. la cuisson est complète quand la pâte n'attache plus au parois du récipient.Sauce gombo :
Couper une dizaine de gombo frais en rondelles fines.
Faire bouillir un grand verre d'eau, ajouter 2 pincé de bicarbonate de soude, ajouter le combo, laisser mijoter en remuant bien environ 15 min.
Mélanger la sauce de poisson à la sauce de combo.
Pour le servir, on se lave bien les mains, on prend un morceau de pâte de manioc et on le trempe dans la sauce. Bonne appétit!!!
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Céline
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